Le Département manque d’eau, économisons nos ressources !
Pour savoir si vous êtes concerné par des restrictions et lesquelles, rendez-vous sur https://vigieau.gouv.fr/ et entrez votre adresse, on vous dira tout 😉
L’absence de précipitations et les fortes chaleurs des derniers mois entraînent des conséquences importantes sur l’approvisionnement en eau.
Dans le département, 12 zones de suivi permettent de suivre en temps réel les niveaux des cours d’eau. Lorsque les débits des cours d’eau deviennent insuffisants pour assurer l’ensemble des usages et le maintien de la vie aquatique, le préfet peut mettre en œuvre des mesures de restriction progressive des usages pour limiter les prélèvements d’eau dans le milieu naturel. Il existe un arrêté cadre qui fixe les conditions générales de passage d'un statut hydrologique à l'autre. Lorsque le débit mesuré se réduit, il peut atteindre :
La situation s'apprécie à l'échelle d'un secteur du département, ce dernier étant découpé en secteurs par bassin versant des différentes rivières du département.
Depuis le 18 juin nous sommes en état de vigilance. Plusieurs zones du Département étaient déjà en niveau d’alerte, c’est au tour de la zone Pilat Sud, dont fait partie le SMAGL, de prendre des restrictions à compter du 8 juillet. Le cadre de gestion différenciée du barrage de Grangent et du canal du Forez est également gradué au niveau de l’alerte renforcée. Afin de garantir la satisfaction des usages desservis par le canal du Forez, le préfet a également décidé par un second arrêté pour abaisser temporairement le débit réservé au fleuve Loire en aval de Grangent de 3,5 à 2,5 m³/s.
Le prélèvement dans les cours d’eau (bief, pompage) ou dans les nappes pour le remplissage des plans d’eau est interdit sauf exceptions.
Contrairement à beaucoup d’autres départements, la Loire dispose de peu de nappes phréatiques. C’est pourquoi de nombreux barrages ont été construits pour stocker les débits hivernaux des cours d’eau, à destination soit de la production d’eau potable, soit pour des usages économiques, et en particulier agricoles. Un peu plus de la moitié des communes est alimentée par de l’eau superficielle (cours d’eau ou retenues) et l’autre moitié puise sa ressource dans l’eau souterraine (sources et nappes). 80 % de la population ligérienne consomme de l’eau potable qui provient d’une ressource superficielle, c’est-à-dire directement prélevée dans une rivière ou dans une retenue de stockage.
Malheureusement, l’absence de précipitations et le retour de fortes chaleurs entraînent la poursuite de l’aggravation de la situation hydrologique et un fort risque de non-satisfaction des usages desservis par le canal du Forez, notamment l’alimentation en eau potable de l’agglomération de Montbrison de la ville de Feurs.
Suivez la situation sur le site de la Préfecture